Union populaire républicaine

Mes chers compatriotes de Métropole, d’Outre- mer et de l’étranger, 

 

La crise dans laquelle la France s’enfonce depuis des années est désormais si grave que nous devons procéder à une rupture complète et décisive.

 

L’industrie a perdu des centaines d’usines et des dizaines de milliers d’emplois depuis dix ans. Principalement à cause d’importations venant de pays à très faibles charges sociales et environnementales, mais aussi à cause des délocalisations que les traités européens nous forcent à accepter. Du coup, 800 Français passent chaque jour sous le seuil de pauvreté, tandis que quelques fortunes indécentes s’emparent de notre patrimoine national.  

 

L’agriculture familiale et la pêche artisanale disparaissent d’année en année, sous la pression de Bruxelles, au profit d’une « agro-industrie » irrespectueuse des terroirs et des équilibres écologiques, et d’une pêche industrialisée. 

 

La ruralité et la douceur de vivre de nos campagnes, qui font tout le charme de la France, sont menacées par la fermeture des services publics, les regroupements forcés de communes, la création de centres commerciaux périurbains qui tuent les petits commerces villageois, la disparition programmée de nos départements. Les réformes territoriales, mises en œuvre sans l’accord des Français, ont des conséquences néfastes et vont nous entraîner sur la pente fatale du régionalisme exacerbé, puis de la désintégration de l’unité nationale.  

 

Les départements et territoires d’outre-mer sont également menacés par les politiques de la Commission européenne, qui peuvent à tout moment rompre leur fragile équilibre économique et social. Sans compter que de nombreux bureaucrates, à Paris ou à Bruxelles, rêvent d’abandonner l’outre-mer français, jugé trop dispendieux.

 

Je refuse l’immobilisme, le mépris des électeurs, la violation des 55 % de NON au référendum de 2005, et l’esprit de renoncement de nos dirigeants politiques, depuis des années, qu’ils soient de droite ou de gauche.

 

J’agis pour que le peuple français rejette la tentation de l’extrémisme et se ressaisisse, dans l’un de ces élans de rassemblement national dont il a le secret, lorsqu’il sent que la France est vraiment en danger.

 

Ne vous trompez pas d’élection ! 

 

Pour Charles de Gaulle — et comme le prévoit notre Constitution —, « le vrai sujet de l’élection présidentielle, c’est l’indépendance de la France », car le chef de l’État doit être « en charge de l’essentiel ». L’élection présidentielle des 23 avril et 7 mai ne doit donc pas être confondue avec les élections législatives de juin, qui détermineront une majorité parlementaire en fonction d’un programme politique, économique et social, conduit par le Premier ministre et le Gouvernement.

 

Si le fondateur de la Ve République a voulu que l’élection présidentielle se fasse au suffrage universel, c’est pour permettre au peuple français de court-circuiter si nécessaire les partis politiques traditionnels, afin de choisir, par lui-même, le candidat qui lui apparaît comme le plus apte à remplir cette fonction suprême : assurer la survie, la liberté, l’indépendance, la démocratie, l’unité, le bonheur et le rayonnement de la France. 

 

Alors que notre pays s’enfonce dans le désastre, ne vous laissez pas influencer par les partis à bout de souffle qui sont coresponsables de la situation. Ne vous laissez pas impressionner par les qualificatifs décernés par les médias qui promeuvent tel ou tel candidat pour satisfaire le seul intérêt de leurs actionnaires.

 

Il n’y a pas « d’autre Europe » possible

 

Nous devons, en tant qu’électeurs, faire preuve à la fois de jugement et d’intuition, mais aussi d’esprit de résistance face au déferlement de l’argent et de la propagande pour le maintien de la France dans une Europe irréformable qui sert des intérêts privés puissants. Nous ne devons pas voter par habitude ou sous l’influence des sondages, ni céder à un effet de mode. Nous ne devons pas croire naïvement aux sempiternelles promesses « d’autre Europe », car toute renégociation des traités européens est impossible concrètement. En effet, pour modifier de fond en comble 60 années de compromis laborieux dans l’espoir égoïste d’avoir une Europe servant les seuls intérêts français, il faudrait obligatoirement que les 28 gouvernements et les 28 peuples de l’UE soient tous d’accord, ce qui n’arrivera jamais !

 

Il nous faut aussi faire très attention aux promesses dont nous sommes abreuvés. Non seulement la plupart d’entre elles ne sont pas du niveau stratégique de l’élection présidentielle, mais elles sont généralement inapplicables si l’on reste dans le cadre des traités européens et de l’euro, desquels je suis le seul candidat à vouloir libérer la France dès mon entrée en fonctions.

 

Nous devons penser à la France, à son passé glorieux et à son avenir incertain. Nous devons être à la hauteur des cinquante générations qui ont bâti notre pays. 

 

Un choix historique

 

C’est à vous, en votre âme et conscience, qu’il revient de déterminer sans préjugé quel candidat a l’expérience, la compétence, l’honnêteté, la force de caractère, le dévouement, le désintéressement personnel et la carrure pour défendre les intérêts de la France au niveau planétaire, avec toute la finesse, la dignité et le sang-froid nécessaires. 

 

Il y a des moments où, avec une seule décision, vous pouvez vraiment tout changer. Voter pour moi, c’est faire un choix historique. C’est la dernière occasion, avant longtemps, de redonner à la France son indépendance et aux Français leur démocratie.