Union populaire républicaine

Adapter aux conditions de 2017 le programme du Conseil national de la Résistance de 1944

  La France vit actuellement une période sombre de son histoire bimillénaire. Il s’agit de l’une de ces périodes tragiques, qui reviennent de façon récurrente, où sa liberté est aliénée et où la souveraineté du peuple français est bafouée. 

  Comme toujours dans ces périodes, une dictature veut imposer sa conception de la vie, imposer un modèle de rapports économiques et sociaux, imposer un type de culture et imposer une soumission diplomatique et militaire, qui révulsent au plus profond d’eux-mêmes une grande majorité des Français. 

  Aussi incroyable que cela puisse paraître à ceux qui sont encore sous l’influence de la propagande, cette dictature de plus en plus implacable, destructrice, guerrière et prédatrice est l’œuvre de la « construction européenne » elle-même. C’est-à-dire que la cause première de nos malheurs vient de cette structure que les forces euro-atlantistes ont pourtant présentée aux Français, depuis des décennies, comme la clé de la modernité, de la paix et du bonheur. 

  C’est la raison pour laquelle la crise multiforme que nous traversons trouve son origine dans une crise morale d’une gravité historique : les Français ont le sentiment qu’on leur a volé la France; mais des décennies de propagande empêchent encore un grand nombre d’entre eux de comprendre qui est le voleur. 

  L’élection présidentielle constitue l’élection décisive pour notre avenir collectif. Elle doit être l’occasion, pour le peuple français, de débattre de l’avenir de la France et d’aller au fond des choses. 

  Pour François Asselineau et pour l’Union Populaire Républicaine, le mouvement politique en plein essor qu’il a fondé le 25 mars 2007,   aller au fond des choses, c’est expliquer aux Français ce qu’est la prétendue « construction européenne », quel est son vrai bilan et quels sont ses projets néfastes à venir. Aller au fond des choses, c’est en déduire l’impératif de rassembler les Français en urgence, pour faire sortir notre pays de l’Union européenne qui le conduit à sa perte, et cela par la voie juridique et sereine de l’article 50 du traité sur l’Union européenne (TUE). 

  La dernière période de notre histoire où la France a couru ce même risque mortel, celui de disparaître, fut celle de l’Occupation allemande. Même si les circonstances et les protagonistes sont évidemment bien différents de ceux des années 40, il est néanmoins logique que le mouvement de libération nationale qu’est l’UPR s’inspire étroitement des forces salvatrices qui conduisirent à l’époque à la victoire de la France et à notre Libération. 

  Or, si la France a pu retrouver rapidement sa liberté et son indépendance en 1944, c’est parce que cela fut rendu possible par l’union provisoire des Français de toutes les origines et de toutes les opinions politiques qui voulaient que « vive la France ». 

  Cette union au sein du Conseil national de la Résistance aurait été impossible sous la direction du Parti communiste, pour la simple raison que les Français de droite ne s’y seraient jamais ralliés. Cette union au sein du CNR aurait été également impossible sous la direction d’un parti de droite ou d’extrême droite, pour la raison inverse que les Français de gauche ne s’y seraient jamais ralliés non plus. 

  Le CNR n’a donc été rendu possible que grâce à la personnalité de Charles de Gaulle. Quoiqu’étant un militaire qualifié d’homme de droite, il avait su s’élever au-dessus de son appartenance d’origine et transcender le clivage droite-centre-gauche pour rassembler les Français autour de l’essentiel. Sa constance, son désintéressement, l’exactitude de ses analyses stratégiques et son intransigeance au cours des quatre années de guerre avaient fini par convaincre toutes les factions qu’il était au fond le seul capable de les rassembler provisoirement. 

  Compte tenu de sa composition, le programme de gouvernement que le Conseil national de la Résistance a élaboré et présenté le 15 mars 1944 a fait l’objet d’un consensus extraordinaire dans la société française pendant près d’un demi-siècle. Il est rétrospectivement permis d’affirmer que le programme du CNR représente le meilleur consensus historique jamais trouvé pour permettre aux Français de vivre heureux tous ensemble. 

  Or, c’est ce programme de consensus général qui est remis en cause, systématiquement depuis au moins deux décennies, par la « construction européenne » et par l’oligarchie financière et industrielle qui la soutient. 

  C’est pourquoi le programme présidentiel de François Asselineau, présenté ci-après, s’inspire étroitement de ce programme du Conseil national de la Résistance de 1944, tout en veillant à l’adapter aux conditions de 2017. 

  Les lecteurs ne s’étonneront donc pas de constater que la quasi-totalité des titres des 20 chapitres présentés ci-après ne soient que la reprise, le plus souvent au mot près, des grandes orientations du programme du CNR, dont nous donnons ci-dessous les extraits essentiels. Ils trouveront dans cette similitude matière à des comparaisons éclairantes sur la ressemblance fascinante des situations à 68 ans d’intervalle. 

  Puissent-ils aussi y puiser du courage et de l’espoir. Puisque l’histoire n’est qu’un éternel recommencement, il est certain que, nous aussi, nous réussirons tôt ou tard à redresser la France comme nos aïeux l’avaient fait en 1944.